<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Bifurcations</title><link>https://bifurcations.org/fr/</link><description>Recent content on Bifurcations</description><generator>Hugo</generator><language>fr-CA</language><lastBuildDate>Sat, 19 Sep 2026 00:00:00 -0400</lastBuildDate><atom:link href="https://bifurcations.org/fr/index.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><item><title>Normaliser les systèmes, pas les humains</title><link>https://bifurcations.org/fr/textes/normaliser-les-systemes-pas-les-humains/</link><pubDate>Sat, 19 Sep 2026 00:00:00 -0400</pubDate><guid>https://bifurcations.org/fr/textes/normaliser-les-systemes-pas-les-humains/</guid><description>&lt;p>En janvier 1994, j’assistais à une conférence NEXTSTEP à Washington. Parmi les conférenciers figurait Paul Strassmann, ancien directeur de l’information de la Défense américaine. Le programme conservé dans les archives situe son intervention le 26 janvier, au Sheraton Washington.&lt;sup id="fnref:1">&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref">1&lt;/a>&lt;/sup>&lt;/p>
&lt;p>Je me souviens très clairement de son propos. Il présentait le champ de bataille comme une activité d’une complexité extrême : des décisions de vie ou de mort, un adversaire potentiellement aussi capable que soi, et un flot d’informations provenant de satellites, de caméras, de communications et de capteurs. Dans cet environnement, accumuler davantage de données ne suffisait pas. Il fallait arriver à repérer, au bon moment, celles qui avaient une signification pour la personne appelée à agir.&lt;/p></description></item><item><title>À qui appartient l’intelligence artificielle?</title><link>https://bifurcations.org/fr/textes/a-qui-appartient-intelligence-artificielle/</link><pubDate>Wed, 16 Sep 2026 00:00:00 -0400</pubDate><guid>https://bifurcations.org/fr/textes/a-qui-appartient-intelligence-artificielle/</guid><description>&lt;p>Lorsque nous utilisons aujourd’hui un grand modèle d’intelligence artificielle, l’expérience peut donner l’impression d’une rupture soudaine.&lt;/p>
&lt;p>On pose une question en langage naturel et une machine peut expliquer un concept scientifique, rédiger du code, traduire un texte, analyser un contrat, proposer une architecture informatique ou discuter de philosophie.&lt;/p>
&lt;p>La rupture est réelle. Mais elle ne surgit pas de nulle part.&lt;/p>
&lt;p>L’intelligence artificielle contemporaine est plutôt l’aboutissement d’un empilement extraordinaire de technologies, de découvertes scientifiques, d’infrastructures publiques et privées et, finalement, d’une accumulation de connaissances produites par des milliards d’êtres humains.&lt;/p></description></item><item><title>Ralentir les modèles de pointe, ce n’est pas ralentir l’IA</title><link>https://bifurcations.org/fr/textes/ralentir-la-frontiere-ce-nest-pas-ralentir-lia/</link><pubDate>Sun, 13 Sep 2026 00:00:00 -0400</pubDate><guid>https://bifurcations.org/fr/textes/ralentir-la-frontiere-ce-nest-pas-ralentir-lia/</guid><description>&lt;p>Dans &lt;a href="https://darioamodei.com/post/we-must-pace-the-frontier">« We Must Pace the Frontier »&lt;/a>, Dario Amodei, PDG d’Anthropic, défend une idée qui peut surprendre de la part du dirigeant de l’une des principales entreprises d’intelligence artificielle au monde : il faudrait ralentir.&lt;/p>
&lt;p>Plus précisément, il propose de ralentir la progression des capacités des modèles d’IA les plus avancés. La nuance est importante.&lt;/p>
&lt;p>Comme il l’écrit dans son texte original :&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>“Pacing does not mean halting model training or technical progress.”&lt;/p></description></item><item><title>Oui, je voudrais réserver une chambre mobile, s’il vous plaît.</title><link>https://bifurcations.org/fr/textes/chambre-mobile/</link><pubDate>Sat, 05 Sep 2026 00:00:00 -0400</pubDate><guid>https://bifurcations.org/fr/textes/chambre-mobile/</guid><description>&lt;p>Imaginons que nous sommes en 2035.&lt;/p>
&lt;p>J’habite à Petite-Vallée, en Gaspésie, à environ 850 kilomètres du centre-ville de Montréal. La distance n’a pas changé. Il faut toujours autour de dix heures pour la parcourir par la route, avant les pauses et selon les conditions.&lt;sup id="fnref:1">&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref">1&lt;/a>&lt;/sup>&lt;/p>
&lt;p>J’ai un rendez-vous médical à Montréal mercredi matin.&lt;/p>
&lt;p>Le mardi, je termine ma journée de travail normalement. Vers dix heures du soir, un véhicule autonome vient me chercher à la maison.&lt;/p></description></item><item><title>Le logiciel avant la décision</title><link>https://bifurcations.org/fr/textes/logiciel-avant-decision/</link><pubDate>Fri, 04 Sep 2026 00:00:00 -0400</pubDate><guid>https://bifurcations.org/fr/textes/logiciel-avant-decision/</guid><description>&lt;p>Il y a une quinzaine d’années, j’ai participé au développement d’un projet appelé Meetrical.&lt;/p>
&lt;p>L’idée était ambitieuse : utiliser les relations, les disponibilités et le contexte pour faire émerger des occasions de rencontre entre personnes. Le projet appartenait davantage à l’univers des réseaux sociaux de l’époque, mais certaines de ses intuitions se retrouvent aujourd’hui dans &lt;a href="https://flechis.com/">Flechis&lt;/a>, un projet sur lequel je travaille.&lt;/p>
&lt;p>Pour développer Meetrical, nous avions une équipe de cinq développeurs en Inde, une chargée de projet et plusieurs mois devant nous. Il fallait produire des spécifications, répondre aux questions, arbitrer des choix, tester les versions successives et gérer tout ce qui accompagne normalement le développement d’un logiciel.&lt;/p></description></item><item><title>Et si l’énergie servait d’abord à refaire territoire ?</title><link>https://bifurcations.org/fr/textes/refaire-territoire/</link><pubDate>Mon, 31 Aug 2026 00:00:00 -0400</pubDate><guid>https://bifurcations.org/fr/textes/refaire-territoire/</guid><description>&lt;p>Au Québec, la question n’est pas nouvelle. Le contrat conclu sous Duplessis avec la compagnie Iron Ore, sur la Côte-Nord, est resté dans la mémoire collective comme le symbole de ressources concédées à très faibles redevances — souvent résumées, dans le débat public, à l’équivalent d’environ un cent la tonne.&lt;sup id="fnref:1">&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref">1&lt;/a>&lt;/sup>&lt;/p>
&lt;p>Cette mémoire n’est pas seulement historique. Elle continue de structurer notre manière de penser les ressources naturelles, l’énergie et le développement régional. Pendant longtemps, une grande partie du territoire québécois a été organisée autour d’un geste simple : extraire, transporter, exporter. Le minerai, le bois, l’hydroélectricité, l’aluminium ou les produits de la mer quittaient les régions par le rail, les ports, les lignes à haute tension ou les grands contrats d’approvisionnement.&lt;/p></description></item><item><title>À propos</title><link>https://bifurcations.org/fr/a-propos/</link><pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://bifurcations.org/fr/a-propos/</guid><description>&lt;p>Bifurcations est une initiative de recherche indépendante consacrée aux bifurcations — ces moments où plusieurs trajectoires deviennent possibles — et à l’architecture des systèmes capables de les anticiper, de les préparer et de les traverser.&lt;/p>
&lt;h2 id="origine">Origine&lt;/h2>
&lt;p>&lt;strong>Stéphanie Savard&lt;/strong>&lt;br>
&lt;em>Fondatrice — Bifurcations&lt;/em>&lt;/p>
&lt;p>Le parcours professionnel de Stéphanie Savard s’est construit à l’intersection des systèmes temps réel, de l’automatisation, des infrastructures numériques et de la transformation des médias. Elle a notamment participé à la conception de systèmes destinés à coordonner des contenus, des processus et des ressources dans des environnements où la continuité de service était essentielle.&lt;/p></description></item></channel></rss>